Stéphanie Moins

Je m’appelle Stéphanie Moins et suis originaire de Nivelles. Après avoir bourlingué à travers la Belgique, j’ai fini par poser mes bagages dans la région, il y a une dizaine d’années environ. J’habite Soy depuis trois ans, avec mon mari et mon petit garçon.
Éducatrice et institutrice primaire de formation, je travaille actuellement à Jambes, en enseignement spécialisé.

Qu’avez-vous écrit et quel genre abordez-vous ?

Depuis six ans, je m’attelle à l’écriture du Pacte, dont le premier tome, Au-delà du souvenir, a été autopublié en octobre 2015. Le second, Au-delà du secret, a suivi dans la foulée en janvier 2016. Le troisième, Au-delà du désespoir, voit le jour ce mois-ci. Quant au quatrième, Au-delà du monde, il est en cours de remaniement et est prévu pour 2017…
Le Pacte est avant tout une romance contemporaine, qui allie la passion, le suspense et l’humour. On ne peut pas prétendre qu’il appartient au genre fantastique, mais possède toutefois une certaine dose de magie.
L’histoire se passe en 2010 tout en étant basée sur la légende celte du roi Arthur. Contrairement à la majorité des versions appartenant au cycle arthurien (il en existe effectivement de nombreuses, en fonction des auteurs ayant écrit sur le sujet), la mienne implique essentiellement la passion qui liait Guenièvre et Lancelot. Cette fois, quelqu’un a décidé, il y a près de 1500 ans d’ici, de leur offrir une seconde chance. Notre couple maudit se retrouve aujourd’hui, avec une échéance lourde de conséquences : ils ont un mois pour découvrir l’endroit où jadis un pacte sacré les a unis pour l’éternité et le revivre.
La série comprendra sept volumes au total, même si mon intention à la base était simplement d’écrire par pur plaisir. Disons qu’au fil des années, mon histoire s’est nourrie et étoffée, au point de devoir la scinder au vu des pages se succédant. Le nombre sept possède une symbolique particulière chez les Celtes : celle du cycle.

Comment avez-vous su que vous vouliez être écrivaine ?

J’ai toujours aimé écrire, et ce, depuis toute petite. Rêveuse dans l’âme, je me plaisais à imaginer un tas d’histoires que je griffonnais sur des bouts de papier, accompagnée de musique et de livres. La passion a sommeillé en moi pendant quelques années puis s’est ravivée peu avant la naissance de mon fils. Mon histoire, Le Pacte, a jailli par la suite de nulle part et les lignes se sont enchaînées. L’écriture s’est alors transformée en passion, qui à présent, occupe une grande place dans ma vie de tous les jours. Et comme j’ai l’immense chance d’avoir un mari qui me suit et m’encourage, je peux m’y consacrer quotidiennement.

Que représente l’écriture pour vous ?

Une bulle de liberté et d’évasion, un sas de décompression, un puits de créativité qui répond à mon besoin de créer et de libérer mon imagination. Un regard tourné vers le monde qui assouvit ma curiosité et ma soif d’apprendre.

Dans quelles conditions écrivez-vous ? Avez-vous des rituels ?

Étant du matin, je me lève aux aurores. Hiver comme été. Tous les jours (du moins, j’essaye). Lorsque la maison est endormie et silencieuse, vers 5h du matin, parfois 4h30. Une tasse de café, mon ordinateur, mon bureau (soit mon antre), mon calepin dans lequel je note toutes mes idées, et c’est parti. Une fois le réveil sonnant l’heure du départ pour le boulot, je me prépare, l’esprit toujours accaparé dans mon histoire et prends la route où les idées s’enchaînent. Arrivée à l’école, je quitte ma bulle imaginaire et plonge dans la vie réelle…

Que voulez-vous transmettre à travers vos livres ?

Je ne me sens pas portée par une mission particulière. Mes romans ne sont pas engagés. Ce sont simplement des histoires, qui détiennent cependant une particularité que j’ai découverte en publiant mon premier tome : celle de faire rêver certaines personnes, de les faire voyager, de leur offrir à mon tour une bulle d’évasion. Et ça, ça vaut tout l’or du monde !

Quelles sont vos sources d’inspiration ?
La Bretagne, dont je suis follement amoureuse et qui répond à mon besoin insatiable de liberté. La musique. La lecture. Mais aussi et surtout, la vie de tous les jours, car l’inspiration est partout autour de nous, autant dans nos actes quotidiens et anodins de la vie, que dans les grands évènements.

Quel(s) conseil(s) donneriez-vous à nos lecteurs rêvant de devenir écrivain ?

Se lancer. Sans appréhension ou crainte du regard des autres. Parce qu’égoïstement, on écrit d’abord pour soi. Avec ses sentiments, avec ses tripes. On ne doit pas écrire pour plaire, mais parce que ça nous plaît de le faire. Ne pas se cantonner à l’orthographe ni à la grammaire. La langue française écrite reste extrêmement compliquée et on la découvre chaque jour. L’essentiel est de transposer ses idées, les exprimer, les transmettre. Le reste suit naturellement.

Qu’éprouvez-vous avant la sortie d’un tome ? Crainte ? Réjouissance ? Et après ?

Publiant moi-même mes romans, j’éprouve tout d’abord une grande fébrilité. La sortie d’un livre s’apparente à un accouchement. Je donne naissance à un nouveau « bébé », je le dévoile aux yeux de tous. Plaira-t-il ? Ou pas ? En tant que suite, comblera-t-il les lecteurs ? Ou pas ? La pensée d’avoir offert le meilleur de moi-même me rassure et me permet de me jeter à l’eau. L’engouement que j’ai rencontré jusqu’à présent auprès des lecteurs est un véritable cadeau, un bonheur immense qui me convainc d’avoir fait le bon choix en me lançant dans l’autopublication. Leurs réactions et leur soutien rendent l’aventure extraordinaire. À refaire, je recommencerais sans la moindre hésitation !

Avez-vous d’autres projets d’écriture ? Souhaitez-vous en parler ?

D’autres histoires germent. J’en prends note. Elles poussent dans un coin de mon esprit. Les personnages prennent peu à peu vie. N’étant pas encore au terme du Pacte, je ne m’y consacre pas encore. Je les laisse juste grandir, se faire leur place, cheminer progressivement.
Mais ça, c’est une autre histoire…